Aujourd'hui, je suis allée chercher Yanis à l'école pour sa leçon de piano*. Vu qu'il doit partir à 16h20 et qu'il fait une cannicule pas possible en ce moment, la dame de service a eu pitié de moi et m'a laissée entrer. Et là, j'ai faillit pleurer : rien n'avait changé ! Toujours ces murs roses, ces vieux bancs dans la cours, le préau et son éternel linoléum vert chelou, les escaliers avec le robinet en faïence blanche sur le palier, les portes-manteaux rouges avec des gants par terre. Puis le coup de grâce, la salle dans laquelle j'avais croisé Ratus et Maxibille entre autres...
Une fois avec Yanis, on fait le sens inverse et c'est là que je vois que la seule chose qui ait changée ici depuis mon départ pour Lucie Faure, c'est la photo de Jacques Chirac, remplacée par celle de Nicolas Sarkozy.
Et là, je me dis que, le temps passe à une allure folle, bordel. Ça y est, j'ai la maladie de ceux qu'on appelle les vieux :
la nostalgie.
*Pour l'accompagner, hein. Je ne donne que des cours de triangle, moi. Électrique, le triangle :)